Immobilier : taux d’intérêt les plus bas sur les prêts sur 25 ans


Les futurs acquéreurs qui s'endettent à long terme sont un avantage.  (PIXABAY / moerschy)

Les futurs acquéreurs qui s’endettent à long terme sont un avantage. (PIXABAY / moerschy)

Le taux d’intérêt moyen sur une hypothèque de 25 ans était de 1,18 % en juin dernier, ce qui est historiquement bas. Cette tendance à la baisse a également été observée pour les prêts plus courts, mais dans une moindre mesure. Le phénomène concerne une forme de prêt de plus en plus prisée par les acheteurs français, notamment les plus jeunes.

En juin 2021, l’Observatoire du crédit immobilier (CSA) a enregistré le taux d’intérêt moyen le plus bas jamais atteint sur un prêt bancaire en 25 ans. C’était 1,18 %, rapporte Capitale. A titre de comparaison, le même prêt a été négocié en décembre 2020 à une moyenne de 1,35%. Les acheteurs potentiels de maison endettés à long terme se frottent les mains.

Jeunes acheteurs lors d’une fête

Ils sont dans une position d’autant plus favorable que les taux d’intérêt sur les prêts à durée plus courte ont également baissé, mais moins. Sur la même période, ils sont passés d’une moyenne de 1,10 % à 0,99 % sur 20 ans de remboursement. La situation profite principalement aux acheteurs de moins de 35 ans, qui sont les plus représentés parmi les emprunteurs à long terme.

Par exemple, ils représentent 70 % des ménages ayant contracté un emprunt depuis plus de 20 ans. La baisse des taux d’intérêt sur les crédits à long terme favorise également le profil de l’emprunteur. “Je n’ai jamais réalisé d’emprunts classiques aussi longs dans l’histoire statistique des durées”, a déclaré Michel Mouillart, professeur d’économie.

La plupart des prêts à long terme

En effet, la durée moyenne des crédits immobiliers est en constante augmentation. Il avait 234 mois, 19,5 ans au deuxième trimestre de cette année et 237 mois en juin. 55,9 % des prêts accordés par les établissements bancaires entre avril et juin 2021 ont donné lieu à un remboursement sur 20 ans. La tendance pourrait ne pas s’arrêter de sitôt.

“Les taux d’intérêt du crédit ne devraient pas subir de fortes pressions à la hausse, commente Michel Mouillart. Les prix ont même continué à s’effondrer en juillet. ». Les professionnels du secteur hypothécaire partagent la vision d’un enseignant.